Ma conférence à Quimperlé

 

Je vous propose ci-après le contenu de l’article du Ouest-France de ce 10 juin.

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En mai 1958, Alain Kerhervé a 10 ans, sa grand-mère tient un restaurant routier, Chez Madeleine*, au Bourgneuf. Un jour, il s’aperçoit qu’on n’entend plus les chansons à la radio et que sa grand-mère est penchée sur le poste. Vers la fin mai, il entend à nouveau la musique et sa grand-mère dire : « Eh bien, il nous a sauvés une deuxième fois. »

Sans le savoir à ce moment-là, il venait de découvrir Charles de Gaulle. En 1967, Alain Kerhervé adhérait à l’Union des jeunes pour le progrès, avant même de pouvoir voter. Après avoir écrit un premier livre en 2013, De Gaulle ma boussole, Quimperlé ma passion, il sort en septembre 2015 Une révolution en héritage, la politique sociale de Charles de Gaulle. Le livre sera réédité en août 2016, avec un chapitre supplémentaire sur l’émancipation de la femme et la politique familiale (droit de vote des femmes, pilule, compte chèques, allocations familiales), ainsi qu’avec une préface de Michel Anfrol, ancien journaliste de TF1 et président de l’Association des amis de la fondation Charles de Gaulle.

« La lecture de cet ouvrage permet de mieux cerner la vision qu’avait le chef de la France Libre, président du Rassemblement du peuple français, le RPF, et fondateur de la V République. Et aussi de mieux comprendre la valeur du legs qu’il nous a transmis et le vide qu’il a laissé », écrit Michel Anfrol dans sa préface.

Pendant plus d’une heure et demie, vendredi soir à l’espace Benoîte-Groult, Alain Kerhervé a parlé de la politique sociale du général de Gaulle, avec quelques anecdotes, suivi d’un débat volontairement axé sur l’aspect historique. « Je parle de révolution, conclut l’auteur, car je considère que sa politique est inachevée encore aujourd’hui. Ceux qui se réclament du gaullisme devraient avoir pour mission la politique de cette œuvre inachevée. »

Un livre militant à découvrir, qui est également en vente au mémorial Charles de Gaulle, à Colombey-les-Deux-Églises (Haute-Marne), depuis la 2 édition.

Une révolution en héritage, la politique sociale de Charles de Gaulle, Alain Kerhervé, 383 pages, aux éditions Regain de Lecture, 20 €

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* Le restaurant de la famille Kerhervé (1958)


 

Conseil municipal : la sécurité

08 juin 2018

Caméras : une histoire de points de vue. Conseil léger mercredi soir. Sauf pour les questions diverses où il a été question de choucas et de vidéo-protection.

Les élus semblaient guillerets mercredi soir quand l’ordre du jour du conseil municipal est passé comme une lettre à la poste, sans débat, ni opposition. C’était sans compter sur les questions diverses d’une opposition menée par Alain Kerhervé…/

Dispositif de « rappel à l’ordre »

Alain Kerhervé est revenu sur les questions de sécurité. Il a d’abord rappelé être en phase avec le maire sur son « approche globale ». Renforcement de la police municipale, gendarmerie présente, dispositif de « rappel à l’ordre ». Ainsi qu’une vision qui ne soit pas uniquement communale. « Le traitement de l’insécurité ne saurait être une exclusivité réservée à la ville-centre. Elle concerne aussi le territoire de notre interco. »

Par la suite, et avec force détails de dates et de notes, Alain Kerhervé a égrené les interventions du maire où il évoquait ces derniers mois la vidéoprotection sur des bâtiments publics et la désormais fameuse place Jean-Jaurès. Alain Kerhervé a, par ailleurs, déploré que la création d’une commission extra-municipale pour traiter du problème de l’insécurité n’ait pas pu voir le jour.

Et de conclure ainsi : « Vous avez modifié votre point de vue. La détermination que vous aviez alors affichée s’est volatilisée. Point de vidéo-protection sur les sites que vous aviez vous-même identifiés. Une vidéo exclusivement aux abords de la gare et encore sous condition que la SNCF en fasse autant à l’intérieur de la gare. La vidéo-protection n’est pas liberticide. La sécurité est un droit pour les habitants et c’est un devoir pour les élus de l’assurer. »

Le maire a bien entendu répondu en faisant le distinguo entre insécurité et incivilités tout en reconnaissant que Quimperlé « n’est pas épargnée ». Sur la place Jean-Jaurès, Michaël Quernez ne juge pas utile l’installation de caméras, « nous n’avons aucune difficulté pour connaître les auteurs de faits ». Il émet aussi des réserves « sur la légitimité et l’utilité » dans des espaces de flux comme les gares mais sur le boulevard de la gare, oui.

Quant aux bâtiments publics, le maire trouve les alarmes « moins onéreuses que la vidéo-protection ».

 

Au-delà de cet échange, on note que les questions diverses (et leurs réponses) ont pris plus de temps que l’ordre du jour du conseil lui-même. Le maire s’interroge d’ailleurs à ce sujet et a rappelé que sous la mandature d’Alain Pennec, il n’y avait pas de questions diverses en fin de conseil. D’où une réflexion sur un temps de parole…

Jean-Marc PINSON
(Ouest-France)

 

La RATP se modernise !

« Les usagers ont vraiment tous rigolé » : quand un groupe d’amis mange une raclette dans le métro parisien. Fromage, charcuterie, verres de vin, nappe à pois… Pour faire rire les voyageurs, les convives ont mis les petits plats dans les grands.

En montant dans le métro parisien, mardi 15 mai, les usagers de la RATP ont assisté à un étonnant spectacle : confortablement installés autour d’une table installée dans la rame de la ligne 5, quatre amis ont profité du voyage pour déguster une raclette. Fromage, charcuterie, verres de vin, nappe à pois… Pour faire rire les voyageurs, les convives ont mis les petits plats dans les grands.

Derrière cette vidéo, se cache Thomas, ingénieur de 24 ans et « réalisateur de vidéos humoristiques » sur son temps libre. « J’ai déjà fait plusieurs vidéos dans le métro parisien, notamment une où je danse le rock et une où je me fais couper les cheveux dans un wagon », explique-t-il à France info. L’idée derrière ces séquences légères est simple : « Je fais ça pour faire rire les gens, tout simplement. « Et cela semble fonctionner : Pendant qu’on mangeait notre raclette, les usagers ont vraiment tous rigolé. On n’a pas arrêté de nous filmer ou de nous prendre en photo. J’ai même proposé du saucisson à une fille, qui a accepté et s’est mise à manger avec nous.

« On est monté au début de la ligne pour être surs d’avoir de la place »

Ce tournage a demandé une certaine organisation. « Au niveau de la logistique, j’avais tout prévu : une table avec des tréteaux, une nappe, de la vaisselle et un petit appareil à raclette, qui fonctionne avec une bougie. Avec mes trois amis, que j’ai sollicités pour l’occasion, on est monté au tout début de la ligne pour être sûr d’avoir la place de nous installer. »

Comment la RATP a-t-elle reçu l’initiative ? « Au début, un membre du service de sécurité de la RATP est venu nous demander ce qu’on faisait. En fait, il voulait seulement vérifier qu’on n’avait pas de bougie. Heureusement, à ce moment-là, on ne l’avait pas encore allumée », raconte Thomas, d’un ton rieur.

Finalement, tout le monde a été très sympa avec nous. Le chauffeur du métro est même venu nous voir à la fin du trajet pour une photo. Il voulait une photo pour la montrer à sa femme, parce que sinon elle n’allait jamais le croire.