L’inflation déborde …

Les prix de l’énergie, et en particulier du pétrole, ont largement contribué à la hausse des prix à la consommation au mois de juillet. L’inflation a fortement progressé le mois dernier en France.

Si les produits et les services ont semblé plus chers au mois de juillet, ce n’est pas une lubie des consommateurs : l’Insee a effectivement relevé une hausse sensible de l’inflation. Le mois dernier, elle s’établissait à 2,3% sur les douze derniers mois, soit 0,3 point de plus qu’en juin. Ce chiffre est au-dessus du seuil fixé par la Banque centrale européenne, qui est de 2%. Cela fait deux mois consécutifs que la France se retrouve ainsi au niveau (ou au-delà) du cap de l’institution qui, pour le moment, poursuit sa politique d’accommodement monétaire. Jusqu’à quand ?

Pétrole en hausse

L’Insee relève que « cette inflation plus soutenue résulte essentiellement d’une accélération sur un an des prix de l’énergie et, dans une moindre mesure, de ceux de services publics et du tabac ». Les prix du pétrole en particulier ne cesse d’augmenter et ce, depuis quatre mois consécutifs. Sur un an, la hausse est de 14,3%, avec des variations importantes : les prix du gaz ont grimpé de 17,3%, ceux des produits pétroliers ont bondi de… 21,8%. Les automobilistes s’en sont bien rendu compte à la pompe. Les tensions diplomatiques ne devraient pas permettre de voir le pétrole baisser de si tôt.

Produits manufacturés en baisse

En ce qui concerne les prix des produits alimentaires, ils ont augmenté de 1,9% sur un an. La hausse est plus substantielle sur les produits frais, avec une hausse de 6,4%. Hors produits frais, les prix de l’alimentation reste relativement stable avec une progression de 1,2% sur les douze derniers mois. Les prix des services ont grimpé de 1,1% entre juin et juillet, en raison des transports aériens avant les vacances scolaires. Les produits manufacturés se sont eux repliés de 2,8% grâce aux soldes.

Quimperlé. La chapelle Saint-Eutrope livre son histoire

Lors de sa visite, Alain Pennec montre des visuels pour étayer ses propos. | OUEST-FRANCE

  • La visite commence par la façade qui donne sur la rue. Alain Pennec fait participer les visiteurs et leur demande des éléments de datation.
  • A l’intérieur de la chapelle, Alain Pennec donne des indications, notamment sur l’autel en forme de tombeau.

Les visites de la chapelle Saint-Eutrope, classée Monument historique, se succèdent à Quimperlé. 

« L’édifice ne date pas du XVIe siècle. Il fallait me demander », dit Alain Pennec, alors qu’il entame la visite de la chapelle Saint-Eutrope. Il fait référence aux affiches, ici ou là, qui mentionnent un siècle de construction, selon lui, erroné.

Historien et ancien maire de Quimperlé, c’est en véritable passionné qu’il parle de l’histoire de cette chapelle hospitalière « bien restaurée ». La visite de la chapelle Saint-Eutrope commence par la façade qui donne sur la rue. La quarantaine de personnes venue y assister, en juillet, était éparpillée sur les trottoirs et la chaussée. Quelques voitures étaient venues interrompre, de temps en temps, le discours d’Alain Pennec.

« Réédifié en 1528 »

Dossier sous le bras, Alain Pennec relate l’histoire du lieu et argumente ses propos de plans anciens et de photos qui montrent le lieu avant sa restauration. « Dans l’ensemble, la structure est restée identique à ce qu’elle était au Moyen-Âge. »

Il s’arrête un temps sur une inscription. Il la décrypte : « Édifice réédifié en 1528. Il existait donc auparavant, assure-t-il. Il y a une partie plus ancienne. »

Puis, il évoque un acte de 1423. Celui-ci montre qu’à cette époque, il y avait, à Quimperlé, déjà un hôpital. « Il n’y a pas de raisons qu’une ville comme Quimperlé, très active, n’ait pas eu d’hôpital au XIIIe, XIVe siècle. »

Tous les mystères de la chapelle ne sont pas élucidés. Peut-être que certains points ne trouveront jamais d’éclairage précis, à l’instar du porche gothique.

Il « fait penser à un porche extérieur ».Pourtant, il est bel est bien situé à l’intérieur de la chapelle Saint-Eutrope. « Il n’y a pas vraiment d’explications qui tiennent la route », admet l’historien. Pour ce point peut-être pas, mais pour le reste, Alain Pennec apporte des explications qui, elles, la tienne.


Visite de ce jour : mardi 14. Rendez-vous, à 14 h 30, à l’espace Kerjégu. Gratuit.


 

Danses bretonnes. Une initiation réussie, un public conquis

 

À l’invitation de Quimperlé animation tourisme, le cercle Giz Kalonig de Quimperlé proposait, ce mardi après-midi, sur la place Saint-Michel, une démonstration costumée de danses bretonnes, suivie d’une initiation gratuite ouverte à tous.

Le public admiratif n’a pas quitté des yeux les danseurs, qui les ont ensuite invités à les rejoindre dans leurs rangs. (Victoria Briand) © Le Télégramme

Une centaine de spectateurs ont ainsi pu découvrir les danses traditionnelles bretonnes telles que le rond de Saint-Vincent, aux côtés des deux musiciens et 22 danseurs présents pour les accompagner.

Si les pas des apprentis danseurs sont encore un peu hésitants, ce fut avant tout l’occasion de réunir petits et grands autour d’un même rendez-vous festif, célébrant le patrimoine et la culture bretonne.

Le Télégramme