Tarifs de l’eau à Quimperlé : la polémique continue

Pas de trêve des confiseurs sur le sujet des tarifs de l’eau. Après la mise au point de Quimperlé communauté, répondant aux critiques d’Alain Pennec et de Marc Duhamel, l’élu quimperlois Alain Kerhervé apporte de l’eau au moulin de la contestation. « Depuis 2014, je combats ce projet d’augmentation du prix de l’eau et de l’assainissement pour les seuls Quimperlois. C’est une politique antisociale qu’il est nécessaire de dénoncer, d’autant plus qu’elle va s’accompagner d’autres mesures aussi néfastes en 2022, qui sera une année de perte du pouvoir d’achat pour les actifs comme pour les retraités », dénonce le conseiller municipal dans un communiqué.

« Perte du pouvoir d’achat »

« Augmentation pour les seuls Quimperlois du prix de l’eau et de l’assainissement collectif de 8 à 12 € par an, et ce pendant les 7 prochaines années, pour une consommation d’une famille moyenne ; revalorisation de la taxe foncière des propriétaires de 3 % ; augmentation de la taxe de ramassage des ordures ménagères d’un pourcentage identique ; fin de l’exonération sur les deux premières années de la taxe foncière sur les nouvelles constructions, comme c’était le cas auparavant. Cette perte de pouvoir d’achat d’origine locale devient de plus en plus insupportable dans la mesure où elle s’aggrave d’une inflation forte sur les produits et services de première nécessité : alimentation, carburants, énergie… » énumère-t-il.

Le Télégramme – Quimperlé

Voir aussi le Ouest-France de ce 27 décembre 2021

Quimperlé. Police municipale et vidéoprotection : Alain Kerhervé interpelle Michaël Quernez

Par courrier et avant le conseil municipal du mercredi 24 mars 2021 à Quimperlé (Finistère), Alain Kerhervé, élu de l’opposition, avait interpellé Michaël Quernez, le maire. Le sujet : la police municipale et l’installation de vidéoprotection dans la ville. Sujet qui a été évoqué, avant que l’ordre du jour du conseil municipal ne soit débattu.
Ouest-France Publié le 25/03/2021

Alain Kerhervé a souhaité proposer une réflexion sur l’organisation et les missions de la police municipale. Les communes voisines, Mellac, Tréméven, Baye et Rédéné constituent, avec la ville-centre, une agglomération de vie intégrée et partagée.

Selon l’élu de l’opposition, il convient donc d’organiser différemment le périmètre d’intervention de la police municipale, en l’étendant aux communes voisines, notamment par la création d’un service commun. Il faudra alors définir plus précisément les missions de la police municipale, en prenant en compte les souhaits exprimés par les citoyens, notamment en termes de présence et de contrôle en soirée et les week-ends.

Et la vidéoprotection ?

Et afin de donner tous les moyens à cette nouvelle structure, il conviendrait, comme vous l’avez proposé il n’y a pas bien longtemps pour la place Jean-Jaurès, et en l’inscrivant au budget, d’équiper certains lieux de vidéoprotection, dans le cadre d’une opération pluriannuelle.

Dans le même temps, Alain Kerhervé reconnaît que Quimperlé n’est pas comme certains quartiers de grandes agglomérations qui font l’actualité des journaux télévisés, loin de là. Et heureusement. Mais nous ne devons pas lâcher. La sécurité est un droit premier et une nécessité pour tous. C’est un devoir pour les élus de l’assumer et de prendre toutes les mesures nécessaires. Il ne s’agit pas de marchander sa liberté contre la sécurité. Les deux marchent de concert.

Après avoir donné connaissance à l’ensemble du conseil municipal de la lettre d’Alain Kerhervé, le maire lui a répondu. Vous proposez de revoir le périmètre d’intervention de ce service, en l’étendant aux communes périphériques dans le cadre d’un service mutualisé, et de redéfinir ses missions pour une présence accrue sur l’espace public. Vous soulignez l’intérêt des dispositifs de vidéoprotection en mettant en avant les enjeux de sécurité publique sur notre territoire.

Quatre agents à plein temps

Michaël Quernez partage cette préoccupation pour la sécurité de nos concitoyens. C’est dans cet esprit que nous avons revu le projet de service de la police municipale en 2019, en réorganisant et en renforçant sa présence sur le terrain auprès de la population, en développant son intervention auprès des publics jeunes, en confortant sa complémentarité avec la gendarmerie.

Cela se fait dans le cadre d’une convention de coordination actualisée renforçant la coopération opérationnelle entre les deux services.

Ce projet de service s’est accompagné du renforcement des effectifs avec quatre agents de police municipale à temps complet, avec un planning annualisé permettant plus de souplesse et d’amplitude dans les horaires d’intervention.

Cette stratégie apparaît plus pertinente que le déploiement d’un dispositif de vidéoprotection onéreux en termes d’investissement (coût de déploiement estimé à plus de 100 000 €, uniquement sur une partie du boulevard de la gare en 2018) et de maintenance, très peu soutenue financièrement par l’État​, poursuit le maire.

« Ce n’est pas opportun »

Par ailleurs, les statistiques de l’année 2020 font apparaître des faits de délinquance en baisse. Les premiers mois de l’année 2021 s’inscrivent dans cette même tonalité. Ces indications nous encouragent à poursuivre et à amplifier notre stratégie d’intervention basée sur une présence accrue sur le terrain et surtout sur le développement du travail en commun entre services de la Ville, de l’État, du Département et de Quimperlé communauté.

Selon le maire, tous ces éléments font ressortir l’importance de l’action de proximité en matière de protection des biens et des personnes.

Conclusion de Michaël Quernez, au regard de l’action menée à Quimperlé et de l’organisation mise en œuvre, il n’apparaît pas opportun, à ce jour, d’étendre le périmètre d’intervention du service de police municipale de Quimperlé.

 

30 ans plus tard, rien n’a changé !

5 avril 2020. La France est confinée pour lutter contre le covid-19. Moment difficile.

C’est l’occasion que j’ai choisi pour le rangement de mes archives. 50 ans de vie militante, notamment au sein de mon organisation syndicale que j’ai eu l’honneur et le bonheur de présider (1970 – 1993).

J’y ai tout appris. Le syndicalisme est une école de vie extraordinaire, une expérience avec ses réussites, mais aussi ses échecs. On y apprend l’humilité, le respect de tous, et surtout on cesse de croire que l’on a toujours raison.

Le texte que je vous propose ci-après, enfoui depuis dans mes dossiers, je l’ai produit en 1989 après que la RATP ait subi un mouvement de grève fin 1988 d’une ampleur particulièrement massive. Une crise syndicale interne à l’entreprise, mais touchant aussi les Confédérations nous a tous touché.

AK

Sors de l’ombre

Le syndicalisme traverse une crise. Une crise importante, profonde. Certains le nient encore. D’autres l’admettent du bout des lèvres en disant qu’elle était prévisible et rejettent, comme toujours, la faute sur les autres : la direction, le patronat ou le gouvernement. C’est facile, subjectif et peu crédible. Rares sont ceux qui font leur autocritique avec lucidité.

Nous, nous pensons que cette crise est souhaitable. Elle va amorcer le changement des mentalités et des méthodes d’action. Nous n’entrerons pas dans la mascarade de ces syndicats qui se raccrochent désespérément aux idéologies rétrogrades et se battent encore à coups de tarte à la crème par médias interposés.

Le monde change. Et nous avec lui. La fierté et l’honneur des syndicats se devraient d’être à la pointe de cette évolution à laquelle nous pouvons participer dans les dix ans qui viennent. Au lieu de ça, et malgré une évolution positive qu’il convient de souligner, les rapports Direction-Syndicats restent des joutes moyenâgeuses et stériles. Nous ne parlons qu’en termes de « combat », de « lutte », de ‘guerre » … Sommes-nous vraiment ces adultes responsables que mérite un pays démocratique ? La lutte des classes est-elle encore de notre temps ?

Au Syndicat Indépendant, nous répondons : NON.

Mais l’interrogation fondamentale reste : comment peut-on changer tout ça ?

D’abord par le nombre, c’est évident. Mais aussi par notre travail, notre responsabilité. Il ne s’agit pas de déserter le mouvement syndical. Surtout pas maintenant. Au contraire, il est du devoir de chacun de participer activement à sa reconversion, à sa modernisation. Chaque agent de la RATP, quel que soit son grade, est directement concerné.

Le Syndicat Indépendant est tourné vers l’avenir, il est ouvert aux idées neuves, évolutionnistes. Le Syndicat Indépendant permet à chacun de s’exprimer en faisant abstraction de toute idéo-politique.

Les jeunes vont jouer un rôle essentiel dans cette « évolution syndicale ». Ils y participeront avec énergie et intelligence ou … elle ne se fera pas.

Être jeune est une vertu de l’esprit. Ce sont ces jeunes qui doivent prendre en main leur destin pour mieux le maîtrise. C’est à eux de ne plus se contenter d’être des « assistés » du syndicalisme.

Par sa fonction et ses objectifs, le Syndicat Indépendant répond à toutes ces préoccupations. Mais son efficacité dépendra du nombre et de l’équité de ses membres. La RATP a besoin d’un syndicalisme d’Entreprise et Professionnel, fort et organisé.

C’est donc ensemble, dans le respect des idées de chacun, avec l’amitié nécessaire à toute entreprise commune et dans un souci de justice que nous réussirons. C’est le pari que nous prenons aujourd’hui.

Se syndiquer et garder une complète liberté ne sont pas incompatibles. Nous le prouvons chaque jour.

Sors de l’ombre !
Ensemble, nous relèverons le défi !