Le gaullisme, l’engagement d’Alain Kerhervé

« Le gaullisme, l’engagement d’Alain Kerhervé », tel est le titre de l’article de Béatrice GRIESINGER publié dans l’édition du Ouest-France de ce jour.  Je vous le livre dans sa globalité

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Le général Charles de Gaulle est le guide de son parcours politique. Alain Kerhervé proposera une conférence, à l’espace Benoîte-Groult, à Quimperlé (Finistère) le 8 juin, à 20 h. Sur la base de son livre : Une révolution en héritage.

Alain Kerhervé, quand avez-vous « croisé » le général Charles de Gaulle pour la première fois dans votre vie ?

En mai 1958. La famille Kerhervé tenait le restaurant Madeleine, au Bourgneuf. C’était le resto de ma grand-mère, une maîtresse femme. Elle tenait la caisse et à côté, il y avait un grand poste de radio.

Toujours allumé pour la musique. À cette époque, j’ai 10 ans. Et puis, je remarque qu’il n’y a plus de musique. Ma grand-mère écoutait le journal.

Un jour, je la vois avec un grand sourire : « Ça y est. Il revient. Il nous a sauvés une deuxième fois ! » Elle parlait du général de Gaulle. Je raconte cette anecdote dans mon premier livre.

Quand avez-vous adhéré aux jeunes gaullistes de l’Union des jeunes pour le progrès ?

C’était à partir de 1967. J’ai alors 19 ans. Nous n’avions pas le droit de vote à cet âge. J’adhère à l’UJP par pur militantisme. Et à partir de là, tout commence.

Cela fait 51 ans que je milite pour les idées de Charles de Gaulle. Cette histoire est écrite dans mon premier livre, De Gaulle, ma boussole, Quimperlé, ma passion. En 1968, je pars à l’armée et j’y passe seize mois. Je ne regrette rien.

J’étais prêt à m’engager, mais j’avais déjà ma place à la RATP. Je suis très attaché au service militaire et à ce que ça représente. Voilà comment est né mon militantisme. Je revendique le terme de militant. Comme bien d’autres, j’ai essuyé beaucoup de larmes au décès du général.

Votre gaullisme est profond ?

Je suis allé plusieurs fois à Colombey-les-Deux-Eglises (Haute-Marne, où se trouve la tombe du général de Gaulle, NDLR).

« Lors de ma dernière visite, j’ai été au Mémorial et à La Boisserie (ancienne résidence personnelle du général de Gaulle). Quand je suis arrivé devant le bureau du général, ça m’a fait un drôle de coup. Mon livre, Une révolution en héritage, est vendu au Mémorial.

Mais je ne suis pas fétichiste. Mon gaullisme est plus profond que cela.

Vous parcourez la France pour votre conférence qui se base sur votre deuxième livre, Une révolution en héritage.

Ce livre en est à sa deuxième édition. Elle est plus complète que la première car j’ai ajouté un grand chapitre sur la condition de la femme et la politique familiale.

J’ai fait plusieurs conférences : deux à la fondation Charles-de Gaulle à Paris, une à l’Assemblée nationale, à Nancy, à Montauban, à La Rochelle. J’ai participé à plusieurs salons du livre, à Cosnes-sur-Loire par exemple. Bientôt, ce sera Quimperlé et peut-être après Nantes.

Je continuerai. Je n’abandonnerai pas, tant que ma tête tient. Tous mes engagements politiques sont cadrés par de Gaulle. Même si on évolue, on a toujours besoin d’un cadre. Le mien, c’est lui.

Comment est né votre livre Une révolution en héritage ?

Au départ, c’est une dame qui m’a appelé de La Rochelle. Elle est dans un groupe de gaullistes qui organise une conférence une fois par an.

Elle m’a appelé une deuxième fois pour me donner le thème : le social. En travaillant sur cette conférence, je me suis aperçu que cela débouchait sur quelque chose d’important.

J’ai construit le livre avant la conférence. C’était un travail d’un an. Ce n’est pas une liste des mesures sociales. Celles-ci sont expliquées dans le contexte.

J’ai rencontré des proches du général, comme Michel Anfrol, qui était secrétaire général des jeunes du RPF, Pierre Lefranc, résistant et co-fondateur de la future fondation Charles-de Gaulle, Jacques Dauer, un gaulliste de gauche…

Le gaullisme est né quand de Gaulle est mort. La conférence est basée sur ce livre et ouvre le débat.


Vendredi 8 juin, à 20 h, espace Benoîte-Groult, salle Ellé. Gratuit. Une révolution en héritage, 382 pages, éditions Regain lecture, 20 €.

Alain Kerhervé est aussi le fondateur et propriétaire du site gaullisme.fr qui compte plus de 10 000 articles. | Ouest-France


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La sécurité n’est pas un sujet tabou.

16 h. Je viens de quitter la réunion organisée par la LDH[1] à l’Espace Benoîte Groult. Le thème : l’insécurité et la vidéo-protection (Étaient présents également pour 3R : Marc Duhamel, Atto Dossena et Roger Géronimi).

La sécurité est un droit, et pour les élus c’est un devoir de l’assurer

Laurent Mucchielli, auteur d’une étude sur ce sujet, a voulu nous convaincre de la nocivité et de l’engrenage inévitable concernant l’installation de vidéos-protection à Quimperlé. Son intervention totalement déconnectée des réalités et son mépris pour les élus qui prennent au sérieux le souci légitime de sécurité des habitants montrent à l’évidence la volonté de la LDH (puissance invitante) de nous faire partager son « dogme anti-sécurité« .

Quimperlé vaut bien un effort de compréhension mutuelle. Nous le souhaitons fermement.

Mon propos se résumera au débat existant sur le problème quimperlois qui fait l’objet actuellement de positions des acteurs réels de la vie de Quimperlé et du territoire : le Maire Michaël Quernez et les élus et militants de 3R[2]. Pour 3R, comme nous l’avons précisé à la presse, « la sécurité des habitants n’est pas négociable ». La sécurité est un droit ; pour les élus c’est un devoir de l’assurer au mieux en coopération avec les acteurs qui y participent : justice, gendarmerie, police municipale…

La ville-centre c’est aussi Quimperlé-communauté ; une communauté qui utilise les services de la ville-centre notamment la gare, le marché, les parkings etc…etc….

La vidéo-protection n’est ni liberticide, ni une atteinte à la liberté, ni une intrusion dans la vie privée

Le débat a permis de préciser les positions des uns et des autres.

  1. Le budget municipal qui vient d’être voté prévoit une ligne budgétaire pour l’installation de caméras[3]. Pour 3R, ce vote doit être respecté.[4]
  2. Comme l’a confirmé le Maire[5] tout récemment dans la presse, il y a une véritable dégradation de la sécurité à Quimperlé. Le Maire évoque lui-même les lieux concernés : la Gare, bien évidemment, mais aussi les bâtiments publics, écoles, gymnases, Espace Benoite Groult, etc… Quimperlé n’est pas le Bronx[6], pour autant il devient urgent d’agir.
  3. La sécurité nécessite une approche globale, la vidéo-protection n’étant qu’un élément, un outil pouvant servir dans certains cas à l’élucidation d’actes d’incivilité ou d’insécurité, outil à la seule disposition de la justice. Ce souci d’une démarche globale, nous la partageons.
  4. Il y a des améliorations à apporter sur certains points : une meilleure disponibilité de la « police municipale », la poursuite des relations avec la Gendarmerie, élément essentiel du dispositif de sécurité, la généralisation du dispositif de rappel à l’ordre dont le principe avait déjà été utilisé au cours du dernier mandat d’Alain Pennec et son équipe (2008-2014)[7].

Sur ces positions, nous sommes en accord avec Michaël Quernez.

Le Maire doit s’affranchir de la tutelle pesante et partisane de la LDH qui le pousse à revenir sur sa décision.

Notons néanmoins deux réserves avec l’espoir de le convaincre à les lever :

  1. L’installation des caméras de vidéo-protection ne doit pas être conditionnée à la position de la SNCF[8]. La sécurité sur la voie publique est de la responsabilité des élus municipaux, et notamment du Maire. Alors, attention aux faux pas !
  2. D’autres lieux, comme l’a reconnu le Maire, sont aussi concernés. L’installation Boulevard de la gare ne saurait être qu’une première étape.

La sécurité d’une ville comme Quimperlé, mais aussi des autres communes de Quimperlé communauté, ne doit pas être un sujet tabou. Pour 3R, c’est un sujet important.

Alain Kerhervé
Conseiller municipal d’opposition
Président de 3R

[1] Ligue des Droits de l’Homme

[2] « Rassemblement pour un Renouveau Républicain » du Pays de Quimperlé

[3] Proposée par Michaël Quernez lui-même.

[4] 25.000 € pour la ville et une somme identique pour l’intercommunalité.

[5] Nous en avons parlé en Conseil municipal depuis 2 ans.

[6] C’est heureux ! Quimperlé doit rester une cité où il fait bon vivre.

[7] Exemple : Gymnase de Kerjouanneau

[8] Le Maire a demandé à la Sncf d’installer également ce même équipement à l’intérieur de la gare, et il semble que la Sncf y soit opposée.

Les lecteurs du Figaro réagissent sur le voyage du Président Macron au ‘States’

L’appréciation d’une politique gouvernementale prend différentes formes. Mais pour être tout à fait objectif, il convient de réagir en identifiant chacun des sujets. Pour ma part, en ce qui concerne la place de la France dans le monde, thème particulièrement sensible pour un gaulliste de conviction, personne ne peut nier que le mandat d’Emmanuel Macron est, dans ce domaine, positif : la France est présente sur la scène internationale et le Chef de l’État l’incarne parfaitement.


Le graphique ci-après montre une adhésion sinon totale mais largement majoritaire.

Le figaro


Je me situe donc dans les 62.04%.

Ma nature m’avertit, mon expérience m’a appris, qu’au sommet des affaires on ne sauvegarde son temps et sa personne qu’en se tenant méthodiquement assez haut et assez loinCharles de Gaulles

Pour autant, si les arguments avancés par certains observateurs regrettent les derniers bombardements en Syrie, sans aucun mandat de l’ONU, il convient de prendre en compte que le Conseil de sécurité des Nations unies a beaucoup de difficultés à émettre un avis unanime, lequel est possible exclusivement sur des sujets où toutes les puissances sont en parfaite harmonie… donc sans aucun intérêt sur le fond.

« Le machin« , [l’ONU] comme le désignait Charles de Gaulle, affiche des limites incompatibles avec la cruelle réalité d’un monde en perpétuel conflit.

La France a toujours privilégié la diplomatie à la guerre. Il faut maintenant trouver les moyens de transposer le conflit du terrain vers les salons diplomatiques bien plus accueillants… Là aussi, la France, seule ou avec d’autres nations européennes, a un rôle à jouer.