Alarmant !

Il nous faut réagir et agir…

Issu des travaux de plus de cent chercheurs de quarante pays, s’appuyant sur plus de 6 000 études scientifiques, le dernier rapport du Giec (groupe intergouvernemental d’experts sur le climat) a été publié hier. Il est particulièrement alarmant.

Pour les experts, le monde est « à la croisée des chemins ». Au fur et à mesure que passent les années, le moment où la fenêtre de tir pour agir se refermera approche dangereusement : selon le Giec, si rien de réellement ambitieux n’est fait d’ici 2030, ce sera trop tard. Il faut donc, selon l’expression du WWF, un « big bang écologique » ou encore, selon les mots d’une experte du Giec, « un changement radical de comportements et de modes de vie, des actions très ambitieuses dans tous les domaines – énergie, industrie, gestion des terres, bâtiment, transports, urbanisme ».

Après la publication du rapport du Giec, ce lundi, Emmanuel Macron a demandé que « tout le monde agisse maintenant » contre le réchauffement climatique.

Si l’on sait qu’à l’échelle locale, de nombreux élus tentent de prendre le problème à bras le corps, leurs moyens restent limités. Néanmoins il nous faut agir, même à notre niveau, si petite que soit notre action. C’est un des objectifs du développement des réseaux de transport collectif, et pour ce qui nous concerne directement, il s’agit de TBK.

Un enjeux environnemental évident et indispensable.

 


Lire aussi : http://quimperle-passion.gaullisme.fr/gratuite-tbk


 

De Jean Jaurès à Charles de Gaulle

350 manifestants ce matin pour protester contre les mesures gouvernementales en défaveur des retraités. A l’appel de plusieurs organisations, le rassemblement à 10h30 sur la place Jean Jaurès s’est ensuite déplacé jusqu’à la place Charles de Gaulle.

De Jean Jaurès à Charles de Gaulle, une évolution remarquée.

Deux élus de Quimperlé ont apporté leur soutien : Marc Duhamel et moi-même étions présents.

Un homme, une femme, un seul mandat

Lors d’un entretien, Alain Kerhervé, élu de l’opposition à Quimperlé, évoque les futurs tarifs de l’eau et de l’assainissement, la gratuité partielle de TBK à partir 2020 et les prochaines municipales. (Ouest-France du 3 octobre 2018)

Alors, Alain Kerhervé, candidat ou pas aux prochaines municipales de 2020 ?

Il existe effectivement un groupe qui travaille sur le sujet. Nous sommes une grosse quinzaine à nous réunir. Il y a des élus actuels, des gens qui n’ont jamais été élus et des personnes de toutes les conditions sociales.

Nous travaillons pour Quimperlé, sans appartenance politique ou partisane. J’ai l’expérience de 2014 : en raison des inondations, j’avais passé mon temps auprès de la population et je n’avais pas pu faire campagne.

Il faut en tirer les leçons et prendre le temps de proposer des choses, un projet, qui seront acceptés par la population.

Serez-vous tête de liste ?

En ce qui concerne la tête de liste, une décision sera prise au plus tard, au début de l’année prochaine. Il y a plusieurs scénarios. Oui, il existe un scénario Kerhervé.

Mais ce n’est pas le seul. Quoi qu’il en soit, mon engagement sera toujours le même et toujours aussi fort pour travailler pour Quimperlé. Mais c’est le groupe qui décidera.

Et dans les différents scénarios, il y a aussi la possibilité d’une femme comme tête de liste. Une certitude pour nous, ce sera un homme ou une femme, un mandat.

Si nous sommes élus, le maire de Quimperlé ne sera pas le président de l’intercommunalité, par exemple. Être maire, c’est très lourd. Pour être très clair, sur le cumul des mandats, j’ai évolué et changé d’avis.

Revenons sur le vote du tarif unique pour l’eau et l’assainissement (1) en 2028. Qu’auriez-vous fait ?

J’aurais voté contre, dans l’état actuel des choses. Le débat ne fait que commencer.

Il y aura des propositions et j’en ferai au conseil municipal de ce mercredi soir.

Lesquelles ?

Je n’en dirai pas plus pour le moment. Avant le vote en conseil communautaire, j’aurais aimé un débat en conseil municipal, même si le président Miossec a réuni les conseillers municipaux.

Nous avons toujours dit que nous serions opposés à toute augmentation. On ne peut pas admettre qu’un transfert de compétences ou une mutualisation fasse augmenter le coût d’un service.

L’ADN de l’intercommunalité est de baisser les coûts. Dans le cadre de ce transfert, cela ne doit pas se traduire par une augmentation pour les Quimperlois. Il faudra trouver une solution.

Les tarifs de l’eau et l’assainissement, un enjeu pour les prochaines municipales ?

Sans doute, mais ce ne sera pas le seul. Concernant l’eau, un changement de majorité peut entraîner un changement pour les Quimperlois, avec un rééquilibrage de cette évolution.

Nous en prendrons l’engagement, ensuite il faudra un vote en conseil communautaire. Sauf si avant la majorité actuelle de Quimperlé nous écoute et nous entend.

Lors du vote de jeudi soir, vos deux colistiers (2) de l’opposition ont pourtant voté pour…

Oui. Dans l’opposition, nous avons des différences d’appréciation et nous avons notre liberté de penser. Nous sommes quatre à travailler les dossiers.

Le vote en conseil communautaire l’a été sans notre avis. Sur l’eau, nous ne sommes pas sur la même longueur d’onde.

Que vous inspire la gratuité partielle des bus du réseau TBK, à partir de l’été 2020 ?

Tout d’abord, je tiens à souligner que c’est la première fois qu’il y a, dans le pays de Quimperlé, une opposition structurée, avec 3R (Rassemblement pour un renouveau républicain).

Combien êtes-vous au sein de cette association ? Nous comptons entre 30 et 40 membres.

Revenons à TBK…

Cela prouve que nous avons eu raison de mettre le débat de la gratuité sur la table. Sans 3R, il n’y aurait pas eu ces propositions.

Nous sommes une force d’opposition et de proposition. Quand certains évoquent, d’abord, la qualité du service avant la question de la gratuité, j’approuve.

Avec TBK, on a transformé le transport scolaire d’avant en réseau. C’est une erreur. TBK a besoin d’être dirigé autrement. Pour cela, il faut effectuer une analyse complète et aujourd’hui on ne l’a pas.

Je tiens à dire que nous n’avons jamais été opposés à TBK. Nous voulons le changer. C’est un service public auquel nous tenons. Je préfère des bus gratuits mais pleins plutôt que des bus payants mais vides.

(1) : pour l’assainissement, en 2028, il y aura deux tarifs ; un pour les trois communes côtières et un autre pour les treize autres communes de Quimperlé communauté.

(2) : Erwan Balanant et Martine Brézac.