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Nov 01

Comment privatiser un service public en catimini ?

 

Les transports ferroviaires en France (SNCF) – secteur stratégique d’une nation – auront été libéralisés entre 1997 et 2023.

On retrouve les détails du dépeçage, directive après directive, dans le journal officiel de l’Union européenne…

Rappelons-nous ! Ce fut la même technique pour démanteler les PTT : la technique du saucissonnage ; on coupe par morceaux ou paquets, on jette ce qui n’est pas rentable et on garde les meilleurs morceaux pour la rente des actionnaires.

En terme juridique européen, cela s’appelle la concurrence libre et non faussée, faussée par le service public.

(cf le journal officiel de l’UE – La directive 2001/12/CE , La directive 2001/13/CE , La directive 2001/14/CE, la Directive 2004/51/CE …)

Chronologie de la privatisation en 5 dates :

  • 1997 : séparation de la gestion des trains et du réseau
  • 2003 : Ouverture du transport international de fret
  • 2009 : ouverture du transport international de voyageurs
  • 2020 : la SNCF devra ouvrir ses lignes TGV à la concurrence
  • 2023 : l’ouverture à la concurrence des lignes TER et Intercités

Un appel d’offres devrait donc se dérouler à partir de 2019.

Mais les décideurs veulent anticiper le passage du public au privé et ce n’est pas une mince affaire. Quelques régions se sont portées volontaires. Pour trouver un repreneur et vendre, encore faut-il savoir bien présenter le produit. La bonne méthode consiste à supprimer les petites lignes… même si ces lignes font partie des grandes métropoles…

De nombreuses lignes de TER devraient continuer à disparaître si les citoyens ne prennent pas en charge cette question qui concerne l’ensemble des usagers. Le remplacement par des cars n’a de sens qu’aux yeux d’un président (Cars Macron)

Cette décision met en évidence deux erreurs majeures .

  • La suppression du trafic ferroviaire va gonfler dangereusement le trafic routier et remettre en question la sécurité et la tranquillité des usagers.
  • Contrairement aux véhicules personnels ou aux cars qui polluent abondamment, le train est la meilleure réponse à la question environnementale. Les embouteillages sur les routes constituent les principales sources d’émissions de particules nocives pour la santé.

Il convient donc de rester vigilent pour mieux réagir : Lire ICI

Alain Kerhervé

(2 commentaires)

  1. ARNAUDON

    Pour M. HULOT, il attend de voir les choses venir, donc il s’est donné un an pour arriver à un quelconque résultat en ajoutant que le DIESEL existera encore en 2040 voire 2050…Il est évident que les français les plus pauvres ne pourront pas racheter des véhicules neufs « éco » de sitôt..Faut pas rêver…Quant aux transports SNCF il y a bien longtemps que toute cette petite « machinerie à la vapeur ou non » est organisée de gouvernement en gouvernement…Donc droite, gauche, ça ne semble plus rien vouloir dire..Restons fidèles au GAULLISME qui est tout de même le plus logique dans la France actuelle…

  2. DUHAMEL

    Ceux qui vont dire que la concurrence va faire baisser les prix tiennent la lorgnette par le mauvais bout.
    La concurrence va faire baisser les prix en abaissant les coûts par suppression des lignes non rentables. Ces lignes, les CARS MACRON ne s’y intéresseront pas non plus. Loi du marché oblige.
    Les lignes à grandes vitesse ne desserviront que les villes d’importance.
    A nous, habitants des communes oubliées, de nous débrouiller pour rejoindre ces gares de dessertes. Plus de voitures sur les routes donc plus de pollution et des territoires qui meurent.
    Encore un bel exemple d’aménagement du territoire façon MACRON.
    Et je serai curieux de connaître ce qu’en pense son ministre Nicolas HULOT.

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