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Oct 27

Les migrants : Entre cœur et raison

quartier

Avec Serge Nilly, tous deux conseillers municipaux

Réunion de quartier du 25 octobre.

En réponse à une question de la salle sur le problème des migrants, Michaël Quernez s’est voulu honnête dans sa réponse.

Mais il faut bien l’avouer, celle-ci n’est que la reprise des « arguments » avancés par le gouvernement PS, solidarité partisane oblige. Voici mon point de vue.

Personnellement, je considère que l’immigration d’aujourd’hui est avant tout un problème humain qu’il convient de traiter ainsi.

Le cœur commande ainsi de prendre en compte les situations les plus difficiles et, j’en suis persuadé, c’est le souhait de la majorité des Français. Que ferions-nous si nous étions dans la même situation ?

Le cœur, c’est également rappeler que nos racines judéo-chrétiennes avancées pour justifier une position de fond doivent, justement et impérativement, nous conduire aussi à plus d’humanité pour ceux qui souffrent.

La raison, quant à elle, plus pragmatique, nous impose des obligations. Dans quelles conditions doit-on accueillir les migrants demandeurs d’asile ? Ce que nous vivons aujourd’hui, notamment avec la « jungle de Calais » est indigne. En son temps, Michel Rocard, alors Premier ministre socialiste de François Mitterrand, affirmait, sans que cela attire les polémiques stériles, que « la France ne peut accueillir toute la misère du monde ». Il avait raison.

La raison, c’est aussi de prendre en compte un diagnostic déplorable : la France n’a pas de politique migratoire définie et organisée de telle façon que l’on puisse distinguer, et c’est un point fondamental, les migrants économiques et ceux dont la demande de droit d’asile est une évidence humaine. Le « trop plein » des premiers étouffe la réalité des seconds.

Quand Michaël Quernez évoque, en termes de comparaison, les migrations déjà très lointaines d’Italie, du Portugal, de l’Espagne ou de la Pologne, il oublie de préciser, volontairement, que ces populations ont des valeurs proches pour ne pas dire identiques aux nôtres et qu’en conséquence, il n’y avait aucun problème insurmontable d’intégration, voire d’assimilation.

L’immigration d’aujourd’hui est différente. Nous avons affaire à une population qui est bien plus difficile à intégrer. Quand les lois cultuelles de l’Islam politique se proposent de mettre en causes les lois de la république, notre culture, jusqu’à notre façon de vivre, nous avons le droit et même le devoir, de nous interroger. Pour ne prendre qu’un exemple significatif : l’égalité homme-femme. Peut-on accepter que sous couvert d’une religion ceci puisse être mis en cause ? Non. Mais nous savons tous qu’une large part de ceux qui sont de confession et de culture musulmane réussi à s’intégrer.

Par ailleurs, chacun sait, y compris nos dirigeants, que Daesh utilise les filières d’immigration pour parvenir sur notre territoire et y semer la mort.

Alors, nous devons être accueillants pour les demandeurs de droit d’asile, mais aussi rester particulièrement vigilants pour préserver notre culture et nos valeurs.

Alain Kerhervé

(9 commentaires)

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  1. Pierre Couëdelo

    La France, a souvent dans son histoire été considérée comme un pays de liberté (bien des raisons me font penser que ce n’est plus le cas), pays de liberté ou l’on pouvait demander et souvent disposer du droit d’asile. C’est tout à l’honneur de notre pays. Mais il convient de préciser ce qu’est le droit d’asile ou plus précisément à qui s’adresse-t-il ? Le droit d’asile s’adresse à des personnes poursuivies INDIVIDUELLEMENT pour leurs opinions. Ce n’est bien évidement pas le cas des migrants. Nous pouvons constater et regretter que la France n’ait pas accueillie, d’authentiques demandeurs d’asile comme Julian Assange ou Edward Snowden (refugiés respectivement à l’Ambassade d’Equateur à Londres et en Russie).
    Les migrants sont ils des réfugiés de guerre ? Hélas la réponse est non pour l’immense majorité, les syriens et les irakiens représentent respectivement 1% et 0.7% des réfugiés.
    Les migrants sont en fait pour la plupart des « réfugiés économiques » issu d’Afrique, il serait plus judicieux de les appeler des « immigrants clandestins ».
    L’Afrique est peuplé de 1.2 milliards d’individus avec une exceptionnelle croissance démographique, 35 naissance / 1000 habitants (h) contre 13 naissances / 1000 h en Europe soit près de 3 fois plus. Nous sommes confrontés à nos frontières à une pression démographique hors norme, c’est actuellement l’un des enjeux majeurs pour les pays et les peuples européens.
    La question des migrants est la suivante : Devons nous accepter une arrivée de plus en plus massive de population non européenne sur notre sol ?
    1er constat, l’intégration sans même parler d’assimilation des populations immigrées des 30 dernières années est un échec patent. On ne peut que constater la violence dans les banlieues, l’échec de l’ascenseur social qu’aurait pu constituer l’école ; pire, comme le dit si bien Alain, la République, notre mode de vie, notre religion, notre culture sont contestés souvent avec un niveau de violence allant de la délinquance au terrorisme par une grande majorité de ces populations (25 à 30% de radicalisés, 40% ayant peur des premiers, reste 25 à 30%). Devons nous accélérer le processus, nourrir plus encore les causes d’un désastre ?
    2éme constat, accueillir 100, 200, 300 millions d’africains sur notre sol ne résoudra nullement les problèmes africains de surpopulation et autres. Accueillir des diplômés nuira à leurs pays d’origine, accueillir des individus sans qualifications et à des années lumières parfois d’un accès à l’emploi et pour lesquels les subsides sociaux ne constitueront que l’unique débouché n’est pas une solution. J’ajouterais combien, je trouve criminel de laisser croire à des populations pauvres qu’il existe ici un espoir et de les inciter par la même à affronter des périls souvent mortels, les naufrages d’embarcations en Méditerranée sont là pour nous le rappeler.
    Ni le cœur ni la raison ne plaident pour l’accueil de ces migrants illégaux.
    Mais à qui profite le crime de cet immigration que la propagande de nos médias subventionnés persiste à nous présenter comme l’Alpha et l’Oméga de la générosité ? C’est la une question qu’il est essentiel de se poser.
    L’Islam tout d’abord, idéologie suprémaciste, encourage cette immigration et y voit aujourd’hui une opportunité de conquête, conquête « soft » par le ventre des femmes et par des revendications communautaires de plus en plus prégnantes. L’essence de notre civilisation est la démocratie et non une idéologie théocratique tel que l’Islam. Il y a incompatibilité dans bien des domaines et la montée en puissance de l’affrontement est inévitable (que l’on ne peut sauf à se mentir que constater). Il n’y a que les bisounours pour ne pas voir la violence consubstantielle à cette idéologie, il suffit juste de se positionner dans le temps long et non pas dans les 50 dernières années ou l’Islam a été faible. Bien sur il ne faut pas compter sur de nombreux politiques français qui comme Jacques Le Guen, député PS, (mais d’autres aussi à droite) reçoivent des cadeaux ou subsides des Pays du Golfes (pétromonarchie salafistes tel le Qatar ou l’Arabie Saoudite) pour défendre l’intérêt de la France et des français (peu de bruit pour ces crimes de haute trahison, on normalise l’innommable).
    Les partisans de l’idéologie mondialiste d’autre part, qui ont pour rêve d’abolir les frontières, de Soros aux No-borders. Leur projet dément détruire les cultures des peuples de la terre pour les fondre dans un même creuset universelle (tous pareils). On peut se poser la question du pourquoi des visées de cette idéologie ? Elle ne voit dans les individus, tout compte fait, des Producteurs-Consommateurs et nullement des êtres enracinés, elle voit l’homme comme une machine (les ventres à louer de la GPA, les syriens qui viendra palier à l’ouvrier allemand pour Merkel…) plutôt que comme un être spirituel consubstantiel à sa culture. Cette idéologie par sa volonté de désacraliser l’Homme se rapproche par la même des idéologies nazi (on utilise les cadavres des déportés pour en faire du savon) ou communiste (l’Homme nouveau qui rompt avec son passé).
    Sans ambigüité le cœur et la raison doivent nous encourager à combattre cette politique mortelle et suicidaire d’accueil des migrants, il y va du salut de la France, de l’avenir de notre civilisation.

    1. qlepassion

      A Pierre. Sur ce sujet difficile, toute approche extrême ne peut apporter une solution. Moralement le cœur nous oblige à de la compassion, mais aussi a présenter un visage humain. C’est cela aussi être chrétien. Quant à la raison, il nous faut prendre en compte notre environnement pratique et la défense de nos valeurs et mode de vie.

      1. Pierre Couëdelo

        Je ne pense pas que mon approche soit extrême loin de là. Certains voudrait la stigmatiser car elle ne correspond pas à leur idéologie. Qu’y a t’il d’extrême dans mes propos ? Revenons au réel et au concret dans les discussions et les débats sur des faits, des paroles et des actes précis. Le propre des manipulateurs sera de qualifier sans préciser.
        Enfin est il extrême de vouloir assurer la sécurité des citoyens de notre pays, un avenir serein ? Est il extrême d’empêcher que des individus se noient par centaines dans la Méditerranée, de ne pas les encourager à vivre dans des bidonvilles ou éternellement de la mendicité ? Est il extrême de ne pas encourager les mafia de passeurs qui sont devenus la 3éme sources de revenu illégaux dans le Monde ?
        Je laisse chacun apporter une réponse à l’ensemble de ses questions en son âme et conscience.
        la gauche nous abuse et nous manipule en jouant avec le cœur et les sentiments mais derrière ce discours il n’y a aucun sentiment, strictement bien au contraire, il y a un discours manipulatoire qui en jouant sur le « coeur » fait passer n’importe quelle message et plus particulièrement des messages qui servent des intérêts particuliers.
        Ne nous laissons pas abuser.

      2. Couëdelo

        Il serait souhaitable de ne pas utiliser les artefacts et autres trucs usés jusqu’à la corde de nos adversaires (qualifier « d’extrême » comprenez d’extrême droite bien évidement sans aucune justification, ce qui clos tout débat).
        Dans tout débat d’idée, il faut revenir sur les faits, argumenter et contre argumenter factuellement c’est l’essence même de la démocratie.
        Qualifier son interlocuteur d’extrême pour exclure tout débat est un procédé purement totalitaire et d’extrême droite (cad anti parlementaire et anti-démocratique). Procédé que le PS use à tout va démontrant par la même un de ses aspects totalitaires et anti-démocratique.
        Ne nous abaissons pas à leur niveau.

        1. qlepassion

          Je pense que tous ceux qui s’expriment ici le font par des différences qui animent un réel débat. Les extrêmes, qu’ils soient de droite ou de gauche, n’y participent pas. Toute opinion est donc bien venue.

  2. BOUDY

    Il va de soi que nous devons faite preuve d »humanité et accueillir les migrants qui souhaitent quitter leur pays en guerre.
    En revanche, il n’est pas possible d’accueillir sur notre sol les migrants « économiques ».
    Ceux-ci doivent être reconduits.
    Une réflexion me vient à l’esprit alors que tant d’hommes « seuls » viennent chercher la sécurité en Europe.
    Pourquoi ne tentent-ils pas de défendre leur pays et lutter contre les terroristes ? Pourquoi faut-il que nos soldats aillent combattre sur leur territoire à leur place ?

  3. corsaire

    Enfin une analyse humaine

    1. qlepassion

      N’en doutez pas. Gaulliste je suis, donc humaniste je reste.

  4. NOCET

    Vaste débat qui risque de diviser pour longtemps notre société. Entre émigration vers un mirage économique et émigration de guerre, laquelle est la plus violente? La première qui envoie l’individu vraisemblablement pour le restant de sa vie, loin des siens, de ses racines.. ou la seconde pour protéger sa vie et celles des siens?
    Pour ma part, je ne sais pas. Toutefois, je renvoie à leurs responsabilités les dirigeants des états, qui par leurs discours suscitent la première en invitants les migrants à venir en nombre ou les soi-disant philanthropes ouvrant la boîte de Pandore, en incitant à la guerre au nom de la libération des peuples.

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