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Nov 07

Mutualisation : entre espoir et crainte

mutua

Conseil communautaire du 3 novembre. Dossier mutualisation.

La loi du 16 décembre 2010 rend obligatoire l’élaboration d’un schéma de mutualisation au sein du bloc communal (Intercommunalité, communes, syndicats divers…). Ainsi, le 2 avril 2015, Quimperlé communauté (avec l’accord des communes) a approuvé son schéma.

L’objectif essentiel attendu doit être financier. C’est dans ces termes que la mutualisation revêt toute l’importance que les acteurs publics ont bien voulu affirmer. Ainsi, le 13 novembre 2014, la présentation au Conseil communautaire stipulait : « Le schéma de mutualisation tel qu’il est préconisé a pour but de s’inscrire dans une démarche de rationalité et de simplification… ». Nous étions alors en droit d’espérer une diminution des coûts pour chacune des actions de mutualisation proposées.

Qu’en est-il en cette fin 2016 ?

Le point à l’ordre du jour du dernier conseil communautaire nous apporte quelques précisions, notamment sur les actions envisagées :

  • La création d’un service commun « Marchés publics/groupement d’achats». (1er trimestre 2017)
    En plus de la mise à disposition d’un cadre de la ville de Quimperlé, Quimperlé communauté va, dans un premier temps, créer un poste d’acheteur public. (+1 à l’effectif)
  • La création d’un service commun « Maintenance informatique». (1er trimestre 2017).
    Fusion des équipes de Quimperlé communauté et de la ville de Quimperlé… mais avec aussi une embauche d’un technicien supplémentaire. (+1 à l’effectif).
  • Fusion du SITC (syndicat intercommunal travaux communaux) avec Quimperlé communauté. (1er janvier 2017). L’ensemble des biens, droits et obligations du syndicat seront transférés de plein droit à Quimperlé communauté. Le personnel du SITC sera muté à ce nouveau service commun. (Pas d’augmentation des effectifs).
  • Service commun des Autorisations du Droit des Sols (ADS). Ce service commun créé en avril 2015 suite au désengagement de l’État dans les petites communes fonctionne depuis le 1er juillet 2015 avec 3 agents. En 2017, suite à l’adhésion de 4 nouvelles communes (Guilligomarc’h, Querrien, le Trévoux et  Quimperlé), le Conseil communautaire a validé le recrutement au 1er janvier prochain d’un instructeur ADS. (+1 à l’effectif).

Où sont les économies ? Quels outils de gestion (type tableau de bord) seront mis à la disposition des élus et des citoyens pour vérifier l’efficience économique et financière de ces actions de mutualisation ?

Dossier à suivre …

 

(7 commentaires)

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  1. boks

    je me pose la même question que Geronimi

    1. Geronimi

      Mr ( le probable député ) QUERNEZ, merci de postuler à la députation et merci de nous faire connaître votre C.V. .Vous le savez, le poste envisagé demande un minimum de sérieux . L’équipe actuelle ayant conduit la France dans LE MUR, nous serons très exigeants sur votre bilan et vos compétences . Signé: votre (peut-être) futur employeur, Mr Le Président de la république.

  2. Geronimi

    Quelqu’un connaît il le C.V. de nos elus? Député de la 8 ieme circonscription, président de quimperle communauté, maire de la ville centre, merci.

  3. Pierre Couëdelo

    L’objectif des communautés de communes était de faire des économies d’échelles. Quand est-il exactement ?

    Hélas cela n’a mené qu’à de l’empilage de strates déjà surnuméraires. En Suisse, il n’y a que la commune, le canton et l’état fédéral – En France on dénombre, la commune, la communauté de communes, le pays, le département, la région et enfin l’état sans parler des métropoles pour ceux qui sont en mal de complexité. Je ne vous ferais pas l’injure de vous dire qui de la Suisse ou de la France se porte le mieux ou le plus mal selon l’angle que l’on prend. En résumé on cherche à faire des économies en conservant les anciennes structures, on abouti exactement au contraire, ce n’est pas la peine de faire de grandes études pour en tirer cette conclusion. Les grands bénéficiaires seront comme d’habitudes les élus qui ont fait profession d’élu et rien d’autre, le système leur offre une chance de plus de vivre au crochet de l’appareil productif.

    La seconde erreur de cette politique dont le sceau est l’incompétence manifeste, voire le parasitisme c’est de se tromper d’époque. En effet le temps n’est plus en faveur de soit disant économies d’échelle, c’est une politique économique des années 70-80, les temps ont changés cette politique est aussi désastreuse et calamiteuse que la charge de Krojanty ou la cavalerie polonaise s’est fait décimer en attaquant des chars allemands (glorieux soit mais inefficace surement) . Il n’a en effet échappé à personne, sauf à nos « élites 0.0 » visiblement, que nous sommes entré dans l’ère de l’informatisation et d’Internet, que cela offre de nouvelles possibilités de manipuler et de disposer de plus, de beaucoup plus d’informations donc…de gérer de plus en plus de taches localement efficacement, taches qui auparavant auraient été gérés de manière centralisée avec plus d’efficience. Mais cette époque est révolue, la complexité inhérente à la centralisation et la concentration surenchéri les couts plutôt que de les diminuer. Vous pouvez constater dans de nombreux domaines une tendance à des unités de production plus décentralisées, possédant une capacité de gestion et d’initiative plus importante.

    Nous quittons une ère marquée par le déterminisme (le saucissonnage des problèmes pour les résoudre) pour des temps plus marqués par une vision holistiques (une vision globale, d’ensemble). Nos élus 0.0 plus occupés à cumuler les mandats que de s’occuper de l’intérêt public ou de réfléchir aux visions et stratégies de demain n’ont rien remarqués, comme d’habitude.

    La preuve de cette inefficacité des politiques publiques est que la part du public dans le PIB (somme de toutes les valeurs ajoutées) de la France est devenue supérieur à celui du privé. La France est une Union soviétique qui aurait réussi ou plutôt moins foiré voire pas encore fait complètement faillite.

    Cette inefficacité est révoltante les citoyens, les entreprises, les personnes modestes souffrent de ces politiques qui ne profitent qu’aux prévaricateurs mais nullement à la Nation. Il faut dire clairement que nous allons droit dans le mur, à la faillite le pied coincé sur l’accélérateur.

    1. boks

      « le système leur offre une chance de plus de vivre au crochet de l’appareil productif.  »
      Pour éviter cela, il est possible d’abandonner ses indemnités en tant qu’élu !

  4. pazery

    Toujours pertinent
    Merci Alain
    En effet, les petits ruisseaux font les grandes rivières

  5. boks

    on pourrait croire qu’en « mutualisant », non seulement on diminue le coût, mais le personnel également, et je lis qu’on « embaucherait » !!!

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