Gratuité TBK

A la lecture des journaux la semaine dernière, nous constatons, avec une certaine satisfaction, que Sébastien Miossec amorce un revirement sur le sujet de la gratuité du réseau TBK. Nous y reviendrons.

Mais il nous semble nécessaire de rappeler les faits qui montrent, indubitablement, que c’est 3 R* qui propose cette gratuité et qui la défendra jusqu’à la satisfaction totale.

  • Le départ de cette affaire remonte à notre point presse du 26 mars de cette année (lire ICI) et qui a fait l’objet d’une attention particulière de la presse. Le Ouest-France titrait : « 3R demande des bus gratuits » et le Télégramme, sur le même registre : « 3R demande la gratuité des transports dès septembre 2018 »
    Sébastien Miossec réagit et critique alors notre proposition. Il déclare qu’elle est « impossible à mettre en œuvre« .
  • Suite à cette réaction pour le moins absente d’argumentation, nous demandons que le Président de l’intercommunalité reçoive une délégation de 3R. Chose faite le 16 mai, dans une ambiance sereine. Après plus d’une heure d’échanges, il nous confirme sa position. Il est opposé à la gratuité .
  • Enfin, au cours de la commission intercommunale du 6 juin, c’est-à-dire une semaine avant les déclarations à la presse de Sébastien Miossec, il convient de noter un début timide de revirement sur le sujet de la gratuité. Un début timide de revirement, avec des mesures aussi inconsistantes qu’une pâte à pain sans farine.

Manifestement, le seul point commun entre nous est le mot gratuité.

Il vaut mieux des bus gratuits mais pleins, que des bus payants, mais vides…

Que propose-t-il ?

Une cible particulièrement restreinte :

  • Une gratuité sur TBK noz, dont il se vante d’avoir augmenté la fréquentation cet été grâce à la gratuité. Il admet donc que la gratuité augmente le nombre de voyageurs. Nous en prenons acte.
  • Gratuité également le samedi, c’est-à-dire hors scolaire, ce qui est un comble.

3R qualifie ces mesurettes de « poudre aux yeux ». Pour 3R, la gratuité doit être totale. La gratuité totale est un enjeux majeur social, économique et environnementale. Beaucoup de villes et de collectivités territoriales dans le monde et en France ont choisi la gratuité.

A propos des recettes commerciales

Comme nous l’avons toujours précisé, les recettes commerciales de TBK (vente de titres de transport) sont de 400.000 € pour un budget d’exploitation de 4 millions, soit 10%. Elles sont réparties entre les scolaires pour 300.000 (soit 75%) et le reste pour 100.000.

  • Rapportée au budget de fonctionnement (39 millions en 2018), la gratuité totale représente 1% de ce budget. Personne ne peut croire qu’il est impossible de transposer dans un même budget, c’est-à-dire sans augmentation de la fiscalité, une part de 1%.

Mais si d’aventure le Président et le Conseil communautaire sont incapables de le faire, 3R est prête à proposer de le faire en deux étapes, avec une première mesure particulièrement significative.

  • Nous proposons comme première étape, dès la rentrée scolaire prochaine (Septembre 2019), la gratuité pour les scolaires. Rapportée toujours au budget de fonctionnement de 39 millions, cela représente 0,76%.

Ce serait encore plus facile. DE PLUS, ET SURTOUT, cette mesure significative aurait un impact majeur et déterminant au niveau de la prise de conscience que le bus, dans bien des cas, peut remplacer la voiture. L’enjeux environnemental doit être pris en considération.

Il faut aussi rechercher des économies.

3R qui étudie depuis le début tous les documents concernant l’exploitation du réseau a toujours réclamé une rationalisation du réseau sur plusieurs points, mais notamment celui qui concerne les trajets Haut le pied sans prendre de voyageurs.

Le rapport d’exploitation 2017 de TBK montre que l’ensemble des kms parcourus par nos bus est de 1,5 million… et sur ce 1,5 million, les trajets effectués Haut le pied sans voyageur représentent 33% des kms parcourus. Il est bon de rappeler que le budget d’exploitation de TBK est de plus de 4 millions d’euros par an.

Un soutien.

Nous sommes certains que nous pouvons compter sur le soutien d’Erwan Balanant, puisqu’il s’est déjà exprimé clairement sur ce sujet.

En conclusion, 3R affirme que son projet de gratuité concerne l’ensemble du réseau, et qu’une première étape dès 2019 doit concerner les scolaires et leurs familles.

3R considère que cette gratuité est un enjeux majeur social bien entendu, économique aussi, notamment pour la desserte des centre-ville et centre-bourg, donc en direction des activités commerciales de proximité, et enfin un enjeu environnemental, dans la mesure ou il convient de favoriser d’autres moyens de mobilité que la voiture.

Alain Kerhervé, Roger Géronimi,
Marc Duhamel et 
Serge Nilly pour 3R 


3R : Rassemblement pour un Renouveau Républicain (Pays de Quimperlé) rassemble les habitants de notre territoire de sensibilité de droite humaniste et du centre. Son périmètre d’intervention est celui de Quimperlé Communauté. Liberté et indépendance : nos valeurs pour une réelle démocratie.

(3 commentaires)

    • Geronimi on 02/10/2018 at 20 h 04 min
    • Répondre

    Les Rias c’est les Rias et T B K c’est TBK, la gratuité ( hors scolaire) est un test qu’il faudra évaluer pour en tirer toutes les conséquences, réduction des coûts si le remplissage n’est pas au RDV ou adaptation sur les lignes correspondantes aux besoins réellement démontrés ….

    • lahuec jean-yves on 27/09/2018 at 12 h 24 min
    • Répondre

    bonjour je trouve lamentable de nous dire que la gratuité augmente le nombre de personne.c’est un réseau qui coute cher et qui rapporte rien?pour les scolaire qui remplisse a 90 % les bus le reste du temps il sont vide.on paye des chauffeurs et meme le samedi ,également le soir pour se promener et transporter du vide?il font de la pub pour aller travailler en bus alors que la plupart des salariés travaille en horaire décalé.tous ses bus sont des diesel,pollue et coute plus cher en faisant le plein etc. on se plaint de la baisse de la dotation de l’état et on continue a alimenter un puit sans fond;tout comme les rias qui ont couter dans les 500000 euro dont environ 260000 euro de l’espace communautaire. lamentable. j’espere avoir une réponse de votre part pour m’expliquer ce gaspillage

    1. Je pense qu’il vous faut bien analyser la situation. En fait, pour le renouvellement du contrat concernant TBK, nous proposons deux scénarios : l’un qui correspond à la reconduction de la situation actuelle, avec des bus vides, l’autre basé sur la gratuité, permettant de voir la demande réelle et non virtuelle. Notre proposition a le mérite de voir la réalité. Votre réaction par rapport au coût de TBK devrait vous inciter à accepter notre position. mais nous aurons la possibilité d’en parler au cors des semaines et mois à venir. Cordialement

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