Hôpital : précisions…

Mardi 7 février : réunion publique à l’invitation du Maire… Le maire est entouré de beaucoup de cadres dirigeants des hôpitaux. Ce n’est pas l’armée de l’ombre, c’est l’armée du nombre.

Mercredi 8 Février : en Conseil municipal, les élus de l’opposition débattent sur le sujet. Voir ICI. Un vote bloqué pour la majorité socialiste après une consigne de vote imposée par M. Quernez (un arrière goût de 49.3). Notre vœu est rejeté.

Vendredi 10 : les organisation syndicales manifestent et sont reçues par Michaël Quernez. Rien ne bouge du côté du pouvoir.

Les journaux se font l’échos de tous ces moments et constatent que l’unanimité est bien loin d’être acquise. Elle n’est que de façade.

Ce lundi, le télégramme publie nos communiqués.

« Fusion à marche forcée » et en catimini

Mardi 7 février, réunion publique sur l’hôpital.

3 heures de débat sur les sujets qui nous préoccupent tous : les problèmes liés à la mise en œuvre du GHT, le chemin à marche forcée vers la fusion qui se traduira par la perte de l’entité juridique « Hôpital de Quimperlé », une hyper concentration qui pose mille problèmes non résolus : personnels soignants notamment, … sans espoir de retour.

Le souci bien partagé d’un manque de concertation a été démontré. Ni élus Quimperlois, ni syndicats de personnel, ni usagers d’un hôpital, hôpital considéré, à juste titre, comme un véritable capital humain de notre ville et du Pays de Quimperlé.

Non Michaël, l’hôpital n’appartient pas au Maire, mais à la population qui vit sur ce territoire ! 

Pourquoi aller à « marche forcée » vers une fusion, alors que le Groupement GHT mis en place au 1er juillet dernier pour 10 ans n’a pu prouver totalement son utilité aujourd’hui, sa possible évolution demain, avec le seul souci de donner aux populations, ce qu’ils peuvent attendre du service public de santé que nous défendons tous.

Enfin, l’expérience montre qu’il nous faut être particulièrement vigilent sur l’avenir du service des Urgences à Quimperlé, notamment la nuit, la conviction exprimée par certains (ceux qui ont pris en catimini la décision de fusionner) n’étant nullement un engagement à garder le service des Urgences alors qu’il est indispensable à nos populations et à l’attractivité de la ville-centre du Pays de Quimperlé.

Dernier acte : au cours du conseil municipal du 8 février, les élus de l’opposition Quimperloise ont rallumé le débat et poussé le Maire dans ses retranchements. Le vœu présenté par nous a été retoqué par le Maire qui n’a pas hésité à donner une consigne formelle et non discutée de vote à ses troupes. Ce vœu consensuel voulait ouvrir une période de discussions… Le Maire est resté figé sur son projet de fusion à marche forcée.

Photo OF.

Dernière minute : Vendredi les syndicats CFDT et CGT ont été reçus par le Maire. Une proposition syndicale a été, une nouvelle fois, rejetée par le maire : un moratoire de 2 ans pour entamer, dans la sérénité, une concertation approfondie avec tous les acteurs et élus.

Alain Kerhervé

Je vous propose dans le document PDF ci-dessous l’essentiel du Conseil municipal
du 8 février consacré à ce sujet
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3R et l’hôpital : « Contre une fusion à marche forcée »

Ci-après, l’intégralité de l’article du Télégramme (01/02/2017)

« Pas de dogme » concernant l’avenir de l’hôpital au Rassemblement pour un Renouveau Républicain (3R), mais une farouche volonté de défendre l’établissement, et notamment ses urgences de nuit, face à une fusion avec Lorient qui inquiète. 

« Le combat commence aujourd’hui. C’est notre combat ». Clair et fort, Alain Kerhervé fait entendre, avec ses amis de 3R, une opposition argumentée à la fusion de l’établissement Quimperlois avec le CHBS de Lorient. « S’il est établi que la fusion est indispensable, nous n’avons pas de dogme, ni d’idéologie, sauf l’intérêt de la santé des habitants de ce territoire, mais il faut démontrer son intérêt ».

Photo Le Télégramme : « Les Quimperlois sont extrêmement attachés à leur hôpital »
insistent Roger Géronimi, Alain Kerhervé, Marc Duhamel et Serge Nilly.

Le vœu de 3R est de voir se mettre en place ce que la loi a rendu obligatoire, le Groupement hospitalier de territoire (GHT). Celui-ci est effectif pour Lorient-Quimperlé depuis juillet dernier. La fusion « une hyper-concentration au seul bénéfice du CHBS de Lorient » est prévue au 1e r janvier 2018.

Sur cette fusion « les seules informations données l’ont été par la presse, pas dans les conseils municipaux, c’est anormal » dénoncent les représentants de 3R. C’est pourquoi le Rassemblement s’est adressé par courrier à Michaël Quernez, maire de Quimperlé et président du conseil de surveillance de l’hôpital. Le maire a longuement répondu aux questions de 3R mais, on ne s’en étonnera pas, n’a pas convaincu ses opposants qui démontent certains de ses arguments.

« Fusion inutile »

Ainsi, sur le regroupement de services de suite et de réadaptation (maisons de repos de Bois-Joly et Saint-Joseph), « la décision est validée depuis longtemps » affirme 3R qui souligne également que ce dossier peut avoir cours dans le cadre du GHT, donc « fusion inutile ».

Inutile fusion encore, selon 3R, à propos des services d’urgence où les travaux de réaménagement sont, quoiqu’il arrive, prévus en 2017.

Le maire évoque le dossier médical partagé, « il sera mis en œuvre conformément au décret de juillet 2016 » relève 3R, donc là aussi, « fusion inutile ».

Enfin, les opposants rejettent l’argumentation du maire à propos des équipes territoriales médicales qui seraient créées dans le cadre de la fusion, qualifiant la réponse de floue et soulignant que cette disposition est prévue également dans le GHT.

Cet échange de courriers fera l’objet d’une question écrite lors du conseil municipal du 8 février.

L’argument financier d’un retour à l’équilibre de l’hôpital quimperlois par la voie de la fusion est lui aussi rejeté. « Cet équilibre aura lieu de toute façon. L’Agence régionale de santé évoque même un excédent de 1M€ à l’horizon 2020 ». « Oui, on s’interroge sur la fusion à marche forcée » reprend Alain Kerhervé. « Nous souhaitons que le GHT ait une vie normale de 18 mois à deux ans. Cela permettra d’évaluer les nouvelles organisations. Il faut une période probatoire suffisante, appliquer le GHT jusqu’à 2020. On verra alors s’il faut aller vers la fusion ».

Urgences de nuit en danger ?

Enfin, 3R pense que la fusion est une menace pour les urgences de nuit à Quimperlé. Quel serait le pouvoir de l’institution quimperloise après sa « dissolution juridique » dans l’instance commune si Lorient décidait d’arrêter ce service ? Et de rappeler la fermeture de Concarneau, ou celle d’Hennebont en 2005, qui n’avait pas eu le choix. Un argument, rappelle 3R, repris à l’époque par le maire de Quimperlé (Daniel Le Bras) pour défendre l’indépendance de l’établissement quimperlois.

contact@3r-pays-de-quimperle.fr