Communiqué de Christine Favennec, 1ère adjointe de la municipalité d’Alain Pennec (2008-2014)

Réponse aux propos tenus par le maire Michaël Quernez lors du conseil municipal du 6 juillet sur le sujet de l’éducation et concernant plus particulièrement la réforme des T.A.P. (Temps d’activités périscolaires).
Christine Favennec

Christine Favennec

« Première adjointe en charge des affaires scolaires sous le mandat d’Alain Pennec (2008-2014), j’ai décidé de sortir d’une obligation de réserve à laquelle je m’étais astreinte jusqu’à aujourd’hui.

Je ne peux laisser sans réagir le maire Michaël Quernez, alors qu’il se trouve à bout d’arguments face à son opposition, tenir lors de ce conseil municipal des propos qui sont faux et profondément injustes à mon égard et à l’encontre de l’équipe de son prédécesseur, propos concernant la politique scolaire et les actions menées.

Sur ce point évoqué en Conseil municipal, je tiens à rappeler certaines actions phares du mandat de la municipalité d’Alain Pennec : mise en place de la monétique, informatisation des classes (40.000 €/an), soutien aux projets scolaires, passage à deux services en restauration, activités de la pause méridienne, etc…

Avec une moyenne de 350.000 €/an d’investissement, Michaël Quernez ne peut avancer « qu’aucune municipalité hormis la sienne n’a consacré autant de financement à l’éducation ».

Plus graves encore sont les propos du maire m’accusant d’avoir laissé « une armoire vide » en 2014 concernant le dossier de la réforme des rythmes scolaires. Je tiens à rappeler, pour mémoire, toutes les difficultés qui ont dû être surmontées, le nombre de réunions nécessaires avec parents, enseignants, personnels et les services de l’Éducation nationale pour aboutir à une rédaction finalisée du projet pédagogique et aux propositions de fonctionnement qui sont d’ailleurs toujours en vigueur aujourd’hui.

Alors que je savais que je ne me présenterais pas aux élections municipales de 2014, j’ai tout mis en œuvre pour faire aboutir ce dossier. Il restait juste à finaliser la mise en place des animations T.A.P.

A ce titre, je pense avoir œuvré jusqu’au terme de mon mandat et que l’armoire était plutôt pleine que vide.

J’ai la conviction que la force d’un politique est d’assumer ses choix et non de se défausser sur les autres. C’est également avoir une profonde honnêteté intellectuelle. »

Christine Favennec

Le dérapage de Quernez : Alain Pennec réagit

Suite au dérapage incontrôlé du Maire au dernier Conseil municipal, vous avez pris connaissance de la réaction de Christine Favennec. Voici maintenant celle d’Alain Pennec, Maire de Quimperlé de 2008 à 2014. 

Merci Alain

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30 juin 2016, Conseil communautaire

 

Il est prévu à l’ordre du jour les points suivants

Le conseil communautaire sera informé d’une baisse importante (non prévue au budget 2016) de la dotation globale de fonctionnement (DGF). Comment le budget en tiendra-t-il compte ? Sur quels postes seront effectuées les économies nécessaires ? juin 2016

Concernant l’économie sur notre territoire, le Conseil est appelé à se prononcer sur la création d’un Hôtel d’entreprises Boulevard de la Gare à Quimperlé (5 à 6 bureaux dans un premier temps : 450.000 €). Bonne initiative qui fait suite à un projet arrêté durant l’ancienne mandature.

Santé – Il convient de favoriser l’installation des professionnels de santé sur notre territoire (maison de santé…) par l’attribution de fonds de concours aux communes (plafond fixé à 100.000€). Personnellement, je suis favorable à cette mesure.

Mais il convient de rester vigilant sur le projet de fusion de l’hôpital de Quimperlé avec celui de Lorient. Rappelons à ce sujet que la municipalité Pennec s’était toujours opposée à la fusion. La population n’acceptera pas une baisse des prestations sur Quimperlé, et notamment il sera impératif de s’opposer fermement à toute tentative de suppression du service des urgences sur la ville-centre[1].

Le transfert de la compétence « Conservatoire de dance et de musique » à Quimperlé communauté va dans le bon sens. Il reste à régler les aspects financiers ce qui sera effectif avant le 1er janvier 2017, date du transfert de la compétence.

Pacte financier et fiscal. Parmi les raisons qui ont motivé le vote négatif de certains élus (dont 3 élus d’opposition à Quimperlé), il en est une qui touche directement les finances des communes (la Taxe d’aménagement communale perçue sur les zones d’activité) qui devra être versée, à compter de 2017 à l’intercommunalité. Le pacte fiscal voté par la majorité du Conseil communautaire précise : « Il est important que la communauté dispose des ressources correspondantes à ces activités[2], tout en veillant à ce que les communes restent financièrement intéressées à l’accueil de nouvelles entreprises »… et cela se traduit donc par une première mesure privant les communes de cette taxe ( ???). Il convient de rappeler aussi que ce pacte fiscal vise également la taxe foncière versée aux communes sur ces zones. Pour quand ?

Pour ma part, je considère cette proposition comme inacceptable pour toutes les communes. En conséquence je m’opposerai à ce projet en Conseil municipal.

Alain Kerhervé

[1] Dès le début du mandat d’Alain Pennec, nous avons créé un comité de défense des urgences. Il conviendra alors de le réactiver.

[2] Il s’agit de la gestion des zones d’activité.