Réduire l’absentéisme dans les collectivités

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Absentéisme : il faut agir !

Je n’approuve pas la mise à l’index des fonctionnaires, notamment ceux des collectivités territoriales. C’est une façon démagogique, politicienne et électoraliste d’aborder un problème sérieux : le niveau de la dépense publique.

La France, comme toute nation digne de ce nom, a un État dont la mission essentielle est d’assurer la défense des intérêts légitimes de notre pays et la sécurité de tous sur notre territoire ou au-delà de nos propres frontières, d’éduquer nos enfants afin de leur ouvrir des perspectives professionnelles gratifiantes, de garantir l’accès à la santé indifféremment de la place que chacun occupe dans notre société… Mettre à l’index les fonctionnaires est un mauvais procès.

Cependant, il nous faut agir pour développer une meilleure gestion des fonds publics, donc des personnels qui représentent globalement 50% des budgets de fonctionnement.

Un des leviers pour y parvenir concerne l’absentéisme.

Selon le courtier en assurance Sofaxis qui vient de publier son Panorama des absences pour raison de santé dans les collectivités en 2015, les collectivités territoriales ont enregistré en moyenne 72 arrêts pour 100 agents employés, et 44 % des agents ont été absents au moins une fois dans l’année. Malgré les efforts des élus et des services municipaux pour tenter de juguler ce phénomène, le taux d’absentéisme ne cesse de s’aggraver.

« Cette progression est principalement due à la croissance des arrêts pour maladie ordinaire » précise Pierre Souchon, directeur du Département Ingénierie services de Sofaxis.

L’effet jour de carence

maladie-3La suppression du jour de carence au 1er janvier 2014 par le gouvernement PS continue à produire ses effets : les absences courtes progressent encore par rapport à 2014, et plus d’agents sont absents au moins une fois dans l’année (voir graphique ci-contre).

« Avec l’instauration du jour de carence, on était passé de 70 arrêts à 60 arrêts, tous risques confondus. Avec sa suppression, nous sommes repassés à 72 jours », résume Pierre Souchon.

Cette étude montre bien l’intérêt de rétablir la journée de carence dans la fonction publique… et pourquoi ne pas mettre à égalité l’ensemble des salariés, secteurs privé et public confondus.

Face à la maladie, rien ne justifie un traitement différencié.

Par ailleurs, ce bilan confirme que le taux d’absentéisme varie beaucoup selon la taille de la collectivité.

maladie7Ainsi, il y a deux fois plus d’absentéisme dans les collectivités ayant entre 21 à 30 agents que dans celles ayant 1 ou 2 agents. Ceci est principalement dû, dans ces petites structures, à un encadrement de proximité plus facile et à une concertation plus aisée entre tous les acteurs municipaux.

L’absentéisme dans les collectivités est un sujet important qu’il convient d’aborder avec prudence et humanité, mais aussi avec une ferme détermination en se fixant des objectifs ambitieux.


Source : http://www.lagazettedescommunes.com/


 

Une conviction politicienne à « intérêt(s) variable(s) », un amour à « durée déterminée[1] »

Les écrits restent

Les écrits restent

Nous le savons officiellement depuis le 19 novembre dernier : Michaël Quernez sera le candidat « socialiste » aux législatives qui se dérouleront après l’élection présidentielle. C’est son droit. Mais…

De ce jour jusqu’à l’été 2017, je vous conterai les différents moments qui vont joncher ce long voyage que Michaël veut faire jusqu’au Palais Bourbon. Gagnera-t-il ? Rien n’est moins sûr. Mais aujourd’hui, grâce au TGV, l’aller-retour se fait en une journée.

Dans le Ouest-France du 19 novembre, il affirme, péremptoire, prenant les Quimperlois pour des électeurs crédules, « qu’avoir un député qui agit au quotidien pour les habitants de sa cité[2], est une chance. »

Je ne conçois pas de démissionner en cours de mandat d’une telle responsabilité (Le Télégramme 7 septembre 2011)

Mais l’argument est déjà connu : (Avril 2014) « En octobre dernier – précisait-il lors du premier conseil municipal de cette mandature – je vous annonçais ma candidature aux élections municipales et vous disais que je pensais qu’être maire et Conseiller général pouvait être utile pour mener à bien les nombreux projets dont Quimperlé et son Pays ont tant besoin ».

Mais rappelons à Michaël, ce qu’est un député… et qu’il arrête de faire croire aux Quimperlois que cela peut les servir au quotidien. Son seul souci : sa carrière politique.

Article 24 de la Constitution française

Le Parlement vote la loi. Il contrôle l’action du Gouvernement. Il évalue les politiques publiques.

 

À ce titre, et en application du texte constitutionnel, les missions du député s’organisent autour des 3 thématiques suivantes :

REPRÉSENTER LES FRANÇAIS

Le député ne représente pas uniquement les électeurs de sa circonscription mais la Nation tout entière. Il détient un « mandat national ». C’est en pensant à l’intérêt de tous les Français, où qu’ils vivent, qu’il prend ses décisions, notamment lors du vote des lois.

LÉGIFÉRER : PROPOSER, AMENDER, VOTER

Le député exerce cette mission en prenant part aux votes en commission et dans l’hémicycle, mais aussi en déposant lui-même des propositions de loi ou des amendements aux textes en cours de discussion

CONTRÔLER l’action du gouvernement

Il s’agit de vérifier comment le Gouvernement agit conformément à la loi, à l’intérêt général et à l’éthique républicaine. Ce contrôle s’exerce notamment à l’occasion des séances de questions au Gouvernement des mardis et mercredis après-midi.

 


[1] CDD de 3 ans… après on passe à autre chose.

[2] « Sa » cité… Mais Quimperlé ne lui appartient pas.


 

C’est sûrement vrai… Des élus « jouent » en conseil municipal !

OF du 19 nov.

OF du 19 nov.

À son tour, dans sa rubrique « Le Coq en Vrac », Ouest-France certifie les propos du collègue du Télégramme. (Lire le Billet précédent).

Par ailleurs, la presse de ce matin nous informe que Michaël Quernez se déclare candidat à la « députation » dans des conditions et des perspectives que j’éviterai d’évoquer ici, du moins pour l’instant.

D’un côté un Maire qui envisage de voir ailleurs, de l’autre des élus (Conseillers municipaux ou/et maires adjoints*) qui, face à des dossiers un peu plus complexes qu’à l’ordinaire, préfèrent s’évader dans un mode numérique alors qu’il s’agit de défendre les intérêts légitimes des Quimperlois, voilà qui préfigure ce que sera demain la municipalité de Quimperlé.

Bien entouré, n'est-ce pas ! Marc Duhamel, moi-même, Serge Nilly... (Photo Le Télégramme)

Bien entouré, n’est-ce pas ! Marc Duhamel, moi-même, Serge Nilly… (Photo Le Télégramme)

Il est tout à notre honneur, même si çà les « emm… », d’être exigeant face à cette majorité qui prétend « gouverner » Quimperlé. Que ce soit sur les finances, les impôts, tant pour les particuliers (Taxe foncière, lire ICI) que pour les entreprises (Lire ICI), les politiques publiques en faveur des écoles, de la jeunesse, de l’économie, il n’est pas question de lâcher prise.

Un exemple parmi tant d’autre : la taxe d’amé-nagement. Je vous livre, une fois de plus, le contenu de l’objectif n°9 du pacte financier passé entre l’intercommunalité (Quimperlé Communauté) et les communes, donc Quimperlé.

  • OBJECTIF 9 : Mettre en cohérence la compétence aménagement économique avec son financement
    La communauté sera compétente au 1 er janvier 2017 en matière de création, aménagement, entretien et gestion des zones d’activité définies comme telles sur son territoire. Afin de financer cette compétence, il est important que la communauté dispose des ressources correspondantes à ces activités**, tout en veillant à ce que les communes restent financièrement intéressées à l’accueil de nouvelles entreprises. Le pacte financier et fiscal propose donc le reversement par les communes à la communauté, dès 2016, de la taxe d’aménagement sur les zones communautaires.
    De la même façon, il est proposé l’examen d’un possible reversement à la communauté d’une partie de la taxe foncière sur les propriétés bâties perçue par les communes sur les zones qui seront transférées. Cet examen interviendra dans le cadre de l’étude technico-financière préalable au transfert des zones d’activités.

Une disposition pleine d’humour : « les communes doivent rester financièrement intéressées » suivie de deux mesures supprimant des taxes qu’elles percevaient jusqu’ici. Heureusement qu’il y a eu des élus pour s’opposer à ce pacte fiscal.

Il est vrai que tout ceci est complexe (je l’avoue bien volontiers), mais les élus « smartphonistes » feraient mieux d’écouter pour apprendre***.

AK


* Pas de noms, SVP. Dénonciation, NON, prise de conscience, OUI

** N’oublions pas que Quimperlé Communauté (ex Cocopaq) empoche l’ensemble des impôts économiques provenant des entreprises, cet ensemble augmentant chaque année alors que le reversement (partiel) aux communes reste (au mieux) à un même niveau. Cherchez l’erreur !

*** Ceci est valable pour tous, nous y compris. On ne peut pas connaître tous les dossiers ! Dans ce cas un effort est indispensable.